Cameroun : soupçons de détournement à l’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale du Cameroun est au cœur d’un scandale financier présumé lié à la gestion des fonds destinés aux députés décédés durant la 10e législature. Plusieurs élus et sources internes évoquent des irrégularités portant sur des dizaines de millions de FCFA.
Selon ces témoignages, l’ancienne agente comptable, présentée sous le nom de Mme Tamar, est accusée par certains députés d’avoir orchestré la disparition d’appuis parlementaires censés revenir aux familles des défunts et à leurs co-listiers.
Des fonds débloqués mais introuvables
En cas de décès d’un député, des procédures spécifiques prévoient le déblocage de plusieurs enveloppes : frais d’obsèques, aides aux ayants droit et appuis destinés au fonctionnement des permanences politiques dans les circonscriptions concernées.
Or, d’après les informations recueillies, ces montants auraient bien été décaissés par l’administration parlementaire. Problème : sur le terrain, plusieurs bénéficiaires affirment n’avoir jamais perçu ces fonds.
Des vérifications internes évoquent des signatures suspectes dans les registres comptables, laissant penser que l’argent aurait été retiré par des tiers ou retenu sans parvenir à ses destinataires.
Colère des élus et appels à un audit
La situation suscite une vive indignation chez les députés suppléants et membres de listes électorales, contraints de gérer des circonscriptions sans les moyens financiers prévus. Certains dénoncent une gestion opaque, voire une exploitation des décès de leurs collègues.
Face à la multiplication des accusations, des voix s’élèvent au sein de l’hémicycle pour réclamer un audit complet de la gestion financière. Au-delà de simples retards de paiement, les griefs portent sur un possible détournement de fonds publics.
Pression pour une enquête
Ce dossier met en lumière les failles du contrôle interne au sein de l’institution parlementaire. Alors que les demandes d’enquête judiciaire se multiplient, l’administration de l’Assemblée nationale est désormais sous forte pression pour clarifier la gestion de ces fonds destinés aux élus disparus.
À ce stade, aucune conclusion officielle n’a encore été rendue publique.


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