Installation des plaques solaires : le pari lumineux de Martial
À Yaoundé, là où les coupures d’électricité rythment encore le quotidien, Martial a choisi de brancher son avenir au soleil. À la tête de petites installations solaires, il apporte lumière et autonomie aux foyers.
À Nkomkana, quartier er situé dans le deuxième arrondissement de la ville de Yaoundé, le bruit d’uneperceuse fend l’air chaud de la matinée. En équilibre sur uneéchelle, Martial fixe un panneau solaire sur une toiture en tôle. Autour de lui, des enfants observent la scène, intrigués.
«Ici,dans quelques heures, il y aura la lumière, même si le courant part »
L’installation de panneaux solaires, explique-t-il, consiste à mettre en place de véritables mini-centrales domestiques capables d’alimenter un foyer, une boutique ou un petit atelier. Une réponse concrète au déficiténergétique. Les plaques, importées en majorité de Chine , leader mondial du secteur arrivent au Cameroun via desfournisseurs locaux.
Martial ne traite pas directement avec les fabricants, il s’approvisionne auprès d’importateurs qui ravitaillent le marché.
L’autonomie au bout des câbles
Pour ce jeune technicien, l’énergie solaire n’est pas qu’une affaire de technologie.« C’est une question d’indépendance », insiste-t-il. «Renouvelable et non polluante, elle permet aux ménages deréduire leur dépendance au réseau électrique. Même avec un revenu moyen», assure-t-il, il est possible d’envisager une installation progressive. Sa dernière intervention date du mois de mars Parfois, les clients disposent déjà du matériel et sollicitent uniquement la pose.
D’autres demandent un devis complet : choix des équipements, dimensionnement, installation. En moyenne, Martial estime son gain à environ 400 000 francs CFA par chantier,une somme variable selon l’ampleur du projet. Les mois fastes alternent avec des périodes plus creuses, au gré d’un mar-ché encore irrégulier. Mais le chemin n’est pas sans em-bûches. « Beaucoup restent sceptiques sur l’efficacité du solaire », confie-t-il. Le coût initial, jugé élevé, freine certains foyers. Et l’arrivée d’installateurs peu qualifiés complique la donne : « On doit parfois re-prendre des travaux mal faits.»
Lorsque les batteries se mettent à clignoter et que l’ampoule s’allume pour la première fois, un sourire éclaire son visage. Dans cette maison désormais autonome, la lumière ne dépend plus des capricesdu réseau. Martial range ses outils, jette un dernier regard au ciel. . À Yaoundé, il continue, panneau après panneau,à capter le soleil pour mieux éclairer les vies..



Laisser un commentaire